La situation de notre civilisation est critique... et presque désespérée. Mais on peut encore limiter le désastre annoncé.

Je n'aime pas écrire d'article anxiogène, mais la situation est tellement critique que c'est malheureusement nécessaire pour une prise de conscience (si elle n'a pas encore eu lieu...).

Après le jour du dépassement de la terre fixé au 2 août 2018 (et au 3 mai 2018 en France) et démontrant qu'il nous faut actuellement 1,7 terre pour subvenir aux besoins de l'humanité, car les ressources naturelles sont consommées trop vite ;

Après le rapport du GIEC expliquant qu'il nous faudra diminuer de 45% nos émissions de CO2 d'ici 2030 pour limiter à 1,5% la hausse du réchauffement climatique, mais aussi réaliser une « neutralité carbone » en 2050 (autrement dit, cesser de mettre dans l’atmosphère plus de CO2 qu’on ne peut en retirer) ;

Une étude de la NASA datée de 2014, et ressortie aujourd'hui des placards, explique que LA SUREXPLOITATION DES RESSOURCES ET LES INÉGALITÉS VONT DÉCIMER NOTRE CIVILISATION D’ICI QUELQUES DÉCENNIES. Cette dernière étude présentée dans l'article qui suit (publié le 27 octobre 2018 sur www.novethic.fr) ne fait que confirmer le triste constat suivant : encore trop peu d'états, de gouvernements, d'entreprises et de citoyens du monde semblent avoir pris conscience du désastre qui s'annonce.

Combien faudra t'il encore d'études, de rapports et d'articles avant que les actes concrets arrivent ?

Allons-nous continuer longtemps à faire l'autruche plutôt que d'ouvrir les yeux et d'AGIR TOUS ENSEMBLE, à notre échelle, pour limiter le désastre annoncé ?

Publié le 27 octobre 2018 par Concepcion Alvarez sur https://www.novethic.fr

LA SUREXPLOITATION DES RESSOURCES ET LES INÉGALITÉS VONT DÉCIMER NOTRE CIVILISATION D’ICI QUELQUES DÉCENNIES, SELON LA NASA

Ce n’est qu’une question de décennies avant que l’Homme ne disparaisse complètement. Comme les Romains ou les Mayas, notre civilisation est elle aussi condamnée et pourrait ne pas voir la fin du siècle, selon la Nasa. L'agence spatiale américaine explique que la surexploitation des ressources et la répartition des richesses de plus en plus inégale seraient à l'origine de cet effondrement précipité.

Le dernier rapport choc du Giec, publié début octobre, alertait sur l’imminence d’un monde en crise permanente. À cette occasion, une autre étude de la Nasa datant de 2014, passée alors un peu inaperçue, a refait surface. Il y a quatre ans, l’agence spatiale américaine estimait que l’effondrement de notre civilisation surviendrait dans quelques décennies seulement. En cause, la surexploitation des ressources naturelles et l’accroissement des inégalités. De quoi mobiliser de toute urgence la société.

Pour bâtir leur raisonnement, les scientifiques se sont appuyés sur l'histoire d'anciennes civilisations (Romains, Mésopotamiens, Mayas…) et ont comparé les données sur la population, le climat, l'agriculture, l'énergie ou encore la répartition des richesses des différents empires. Ils sont arrivés à la conclusion que, depuis 5 000 ans, les civilisations disparaissent lorsque les hommes surexploitent les ressources et organisent la société entre un petit nombre de riches et une masse de pauvres. La déforestation et la culture intensive du maïs auraient par exemple conduit à l’écroulement des Mayas.

La disparition des plus pauvres entraîne la disparition des élites

Selon les chercheurs, deux scénarios s’offrent à nous. Le premier décrit un monde dans lequel les plus riches, de moins en moins nombreux, s'accapareraient toutes les richesses, laissant les plus pauvres en proie à une famine mortelle. La disparition des travailleurs mènerait peu à peu à celle des élites, privées de main d'œuvre. Le second scénario repose sur une trop grande exploitation des ressources qui entraînerait là encore la disparition des plus pauvres d’abord, puis celle des plus riches.

Pour éviter ces scénarios catastrophes, l'étude souligne l'importance de réduire les inégalités économiques et la consommation de ressources non renouvelables. En 2015, une autre étude menée par l’université britannique Anglia Ruskin estimait qu’il restait seulement 25 ans à vivre à notre civilisation, en raison de pénuries alimentaires catastrophiques qui surviendraient si rien n’était fait pour changer la donne.